Elle fait partie des options thérapeutiques pour obtenir/retrouver un réservoir vésical satisfaisant, c’est-à-dire d’une capacité suffisante, et à basse pression tout au long du remplissage. Ces caractéristiques de la vessie sont nécessaires pour préserver le fonctionnement des reins, éviter les infections urinaires, être continent et ne pas être gêné par des symptômes d’hyperactivité vésicale.
Cette chirurgie existait avant les traitements médicamenteux de l’hyperactivité vésicale. Du fait de l’importance de cette chirurgie, des suites opératoires et du risque de complications, l’entérocystoplastie d’agrandissement est habituellement proposée en cas d’échec ou de mauvaise tolérance de ces traitements (traitement anticholinergique, bêta-mimétique, toxine botulique intra-détrusorienne).
Cette solution est obligatoirement associée à la réalisation d’auto-sondages car la vessie agrandie ne peut pas se contracter pour obtenir une vidange.
Comment se déroule l’intervention ?
Remise en continuité digestive.
Ces différentes étapes expliquent la durée de l’intervention (3 à 5 h).
La cicatrisation nécessite une sonde à demeure dans la vessie durant 3 à 4 semaines, avec nécessité de lavages pour éviter l’obstruction de la sonde par le mucus produit par l’intestin.
L’intervention peut dorénavant être proposée en cœlioscopie robot assistée (technique en chirurgie d’exploration et de traitement des organes de la cavité abdominale dite « mini-invasive » grâce à une petite incision de la paroi abdominale), ce qui peut diminuer la durée de convalescence et les risques de complications liés à l’incision.
Avantage
Amélioration complète de l’incontinence et une diminution du rythme de sondages.
Inconvenients
Rapprochez-vous de votre Urologue ou Neuro-urologue pour échanger sur cette option thérapeutique.
Pour plus d’informations, vous pouvez consulter cette fiche sur l’entérocystoplastie d’agrandissement :
